Cancers au Féminin Actualités permanentes en Senologie
L’immunothérapie en onco-gynécologie : état de l’art et perspectives
By Jean-David FUMET.
Abstract
L’immunothérapie par inhibiteurs de checkpoint immunitaires a révolutionné le traitement de nombreux cancers, incluant certaines pathologies gynécologiques. Dans le cancer du col utérin, l’association du pembrolizumab à la radiochimiothérapie constitue désormais le standard thérapeutique des formes localement avancées (étude KEYNOTE-A18), tandis qu’en situation métastatique, le pembrolizumab combiné à une chimiothérapie à base de platine représente la référence de première ligne pour les tumeurs PD-L1 positives. Pour le cancer endométrial, le statut MSI-High/dMMR identifie les sous-types les plus répondeurs à l’immunothérapie. L’association Lenvatinib-Pembrolizumab reste le traitement standard en deuxième ligne chez les patientes naïves d’immunothérapie, démontrant une amélioration significative de la survie globale et sans progression, même chez les patientes pMMR. En première ligne, l’ajout d’un anti-PD1/PD-L1 à la chimiothérapie conventionnelle procure un bénéfice en survie sans progression, avec un bénéfice remarquable dans les tumeurs dMMR. Paradoxalement, malgré des caractéristiques biologiques favorables, le cancer ovarien demeure peu sensible aux inhibiteurs de checkpoint immunitaire en raison de plusieurs facteurs dont un microenvironnement tumoral immunosuppresseur et d’une faible charge mutationnelle. Des stratégies combinatoires et de nouvelles cibles, sont actuellement à l’étude pour contourner ces résistances. L’immunothérapie redéfinit ainsi la prise en charge des cancers gynécologiques, offrant de nouvelles perspectives thérapeutiques pour améliorer le pronostic des patientes.



